makhnovtchina

Makhnovtchina est un projet adisciplinaire et forain qui vise à expérimenter, co-naître et cartographier (sur tous types de supports) la ville mobile avec ceux qui la vivent ainsi qu'à outiller des situations critiques - ou les espaces produits par la Métropole – en Haute-Normandie et à l'Est de l'Europe (Russie / Moldavie).




♦ Soirée projection de films et rencontre avec le routier Claude - entre Gennevilliers et Limay

À mesure de nos recherches et de nos rencontres, le projet a pris une direction particulière : celle de la ferraille. Son trajet est mis en lumière ici, notamment entre deux ports importants d'Ile-de-France, celui de Limay et de Gennevilliers. L'histoire de ceux qui créent et travaillent la ferraille, mais aussi de ceux qui la transportent, routiers et mariniers, est racontée. Une forme de livre se crée, reliée par un fil métallique réunissant différents types de ferrailleurs, retraçant leurs parcours des encombrants jusqu'aux entreprises de recyclages telles que GDE ou Alpa et au fil de l'eau.

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♦ Villes Foraines

Un film réalisé à partir d'extraits du livre "Villes Nomades. Histoires Clandestines de la mobilité" de Stany Cambot, éditions Eterotopia FRANCE

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♦ FOURGON DE CURIOSITÉS - ФУРГОН С ДИКОВИНАМИ



« Parfois, des gens s’arrêtent, parce qu’ils pensent qu’on manque de quelque chose en voyant de loin notre camion. Alors je les invite à boire un café et leur montre que non ! Regarde on a de l’eau, du chauffage et de la lumière ! ».

«Иногда люди останавливаются, потому что видят издалека наш грузовик и думают, что нам чего-то не хватает. Тогда я предлагаю им выпить кофе и показываю, что это не так! Посмотри: у нас есть вода, отопление и свет!»

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♦ Après la fête...

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♦ Triptyque forain (2) : Digressions sur les mouvements de la presque île

Dans le lointain : ne plus voir la foire, l’ex-pulsion de la ville.

Sur les quais de Rouen, on enterre les cadavres du souvenir. Tout se revêt d’une propreté immaculée, impeccable. L’opération est impulsée par la Métropole Rouen Normandie et la Ville de Rouen : « Reconquête des quais de Seine ». Les grands travaux d’aménagement déposent un voile sacré sur la saleté. Une pelouse arboré remplace soudainement les anciens parkings suants l’huile moteur ; les rares hangars restants, rouillés et grinçants, deviennent, sous un fard de street art, l’épaule culturelle de la ville moderne ; la foire n’y est plus la bien-venue, et se retrouve peu à peu, acculée sur la presque-île Waddington, la fin de la rive droite. On déroule un tapis rouge pour le promeneur fort-avisé, de se rendre pour sa promenade, le long des quais. Alors on tasse, on déblai et on rabote derrière les oreilles du souvenir. Et puis la ville veut avancer. Dans un sursaut de salubrité publique, la ville Métropolitaine essaye de re-prendre possession de sa non-ville, et fleurit sur ses déchets. À l’ouest poussent les nouveaux éco-quartiers Flaubert et Lucilline, sur des terres nécrosées par des ères industrielles : l’habitat bio, logique éco-normique. Les derniers grands projets immobiliers y écrasent la crasse : rive gauche, le Hangar 106, scène de la musique Actuelle, le prochain Hangar 107, bureaux, restaurants, crèche et salle d’exposition, le Hangar 108, futur Hotel de Métropole, le ‘parc’ de la presqu’île Rollet ; rive droite, le panorama XXL, les Docks 76, centre Commercial et de Loisirs, le palais des sports Kindarena, les Hangars 9, 10, 11, lieux de consommation de nourriture, de sports et de séminaires, le hangar 23, lieu de musiques et danses du Monde, un appel à projet sur le Chai à Vin, la démolition partielle du Hangar 13 abritant le Musée Maritime, Fluvial et Portuaire, la démolition totale des Hangars 15 et 16…

Alors après les déboires et l’annulation de la précédente édition (2015), on relègue la Fête au bout des quais. La presque-île Waddington devient l’esplanade Saint Gervais, plateforme événementielle du temporaire encadré : concerts, cirques, et nouvellement, le dé-ménagement de la foire St Romain…

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♦ Deuxième tournée du MKN-VAN !

Pour cette deuxième tournée du MKN-VAN nous sommes partis à la rencontres de personnes, de situations : déjà vues ou écrites, filmées. Une semaine pour continuer le travail avec eux.
La lanterne magique nous a guidés dans l'Eure, de Brionne à Ménilles, d'Etrepagny à Limetz.

Anciens Articles sur le camping de Limetz, ses problématiques d'accès à l'eau et les films avec Lucille et Kevin habitants du camping : Ici, Ici, Ici
Ancien Article sur Etrepagny et sa base vie ou nous avions rencontré Jean-Pierre : Ici
Anciens Articles sur Jean-Charles et Marie-Christine, habitants en camion au bord d'une route et bricolant régulièrement leur camion : Ici, Ici, Ici
Anciens Articles sur Ménilles, école "capitale du Royaume sur Roues" : Ici, Ici, Ici, Ici


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♦ Compte rendu des rencontres de l'habitat léger et mobile 2016 à Rouen / Désinventer la Seine

Désinventer la Seine, note d'intention des rencontres :

Reconquête ! Les mots sont lancés à travers une Europe désindustrialisée, de la Seine à la Moskva.

Depuis 2013 à Rouen, mairie et métropole ont lancé les chantiers de reconquête de la rive gauche des bords de Seine. Ceux-ci constituaient pourtant en plein centre ville une rareté : une place pour la ville mobile et foraine, accueillant retraités en camping car, travellers, voyageurs, habitats et commerces forains, cirques et circassiens etc. Mais le rouge est mit. Pelleteuses et Barrières signent à grand frais la fin de cette exception urbaine. Après un début d’aménagement sans bruit, communication et marketing ont pris le relais et, sur les affiches, camions, tentes, stands et camping-cars sont remplacés par les vélos, pelouses et hypothétiques cerfs-volants de la métropole techno-verte et conviviale.

Il s’agit à présent de mettre des mots et des images sur cet art de faire la ville, contre le voyageur : « Le fleuve devient un lieu de vie, d’activité économique et d’habitat », disent-ils. Comment ? « (…) par l’anéantissement d’un lieu de vie, d’habitats et d'activités économiques qui y étaient présent », voudrions nous rajouter.

À notre tour de poser des mots, de dire ce qu’il en est et de raconter ceux qui vivent, mobiles dans les vides des cartes.

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♦ Repousser les oiseaux de fer - Notre-Dame des Landes / juillet 2016

Il y a à la Zad des gens de passage, des gens qui y vivent depuis l'opération César ou même pour très peu d'entre eux depuis les années 90. Il est difficile de connaître l'histoire de celle-ci et de son développement, ce qui est sûr c'est qu'historiquement il y a sur le terrain, trois exploitants agricoles qui se sont opposés dès les années 60 au projet d'aéroport, le projet est alors tombé dans l'oubli dans les années 70. Dans les années 90, à l'aube d'une résurgence du projet seraient venus se greffer quelques squats autour de ces fermes. C'est à partir de 2009 et 2010 que vont s'installer plus massivement les Zadistes.

En effet, en 2009 s'y est déroulé le premier camp action climat. En 2010 pendant le G8 a été recensé sur la planète beaucoup de manifestations qui furent violentes et extrêmement répréhensives, notamment à Strasbourg. C'est alors que fut prise la décision d'occuper une zone pour dire "non" aux décisions gouvernementales en plus des manifestations. Il y eu ensuite l'opération César en 2012 (délogement des zadistes) qui fut un échec du gouvernement et qui a un peu plus médiatisé le combat présent sur la ZAD. Enfin la mort de Rémi Fraisse en 2014 (opposant au barrage de Sivens) a ramené encore plus de militants sur la ZAD.

Mais l'avenir de la Zad est en suspend, comme l'a été toute son histoire. Le gouvernement veut que la « décision démocratique soit respectée », envoi de CRS ? Non car il y a une volonté de régler tout cela dans la paix selon Ségolène Royal. Manuel Valls veut débuter les travaux en octobre, « les zadistes doivent s'en aller » a-t-il dit. Sans violence ? Ou bien durant les vacances d’août où les médias n'ont que peu de retentissance ? Le gouvernement osera-t-il s'occuper du problème ? Ou le laissera-t-il au prochain gouvernement ? Personne n'a de réponse, la crainte est présente, certains y pensent, « il faut construire la cabane avant qu'il ne soit trop tard », d'autres non.

Ce qui est certains c'est que les Zadistes ont un fort pouvoir de mobilisation durant ces assauts. Que ce soit par l'appui du plus grand nombre, de collectifs : comité Landais, de Bordeaux, de Lot Et Garonne, Haute Loire, Caen.., par leur rapidité de réactions, par les actions menées (occupation massive par la construction de nouvelles cabanes, mise en place de barrages et de systèmes de communication..).

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♦ Julien

Si vous habitez Rouen, vous avez sûrement déjà croisé Julien, souvent sans le savoir. Originaire du Havre, il quitte Tarbes en 2007 après avoir perdu sa maison et ses trois chiens dans un incendie. Depuis 2012, Rouen. Et la manche, place du Vieux Marché, au pied du Micromania d'abord et aujourd'hui près de la gare en semaine et, le dimanche, près du carrefour de la fac de droit.

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♦ Echelle dans le territoire Brionnais #04 – un matin pluvieux au camping de Pont-Authou

Quelques mois après la séance de projection de certains de nos films, retour au camping de Pont-Authou. Ce matin là, la pluie et la vision de ce camping presque vide n’est pas très joyeuse. Cependant, Jacqueline est là, comme toujours depuis 19 ans, ravie d' accueillir, dans ce camping ouvert en 1989. La mairie, à cette époque, avait décidé qu’il serait ouvert tout au long de l’année et l’aire d’accueil pour les Gens du Voyage avait naturellement été installée à côté. Aujourd’hui, rien de cela n’est assuré et au camping on se demande combien de temps les habitants pourront y rester.

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♦ Inauguration du Nigloblaster 2.0 et conférence de presse

           


La Ville n'est-elle faite que de murs ?

Pour aider à ouvrir les yeux sur les invisibles des villes, Echelle Inconnue a réalisé une visite foraine et géolocalisée du quartier du Pollet à Dieppe (Haute-Normandie) avec ses habitants. Pendant sept mois de résidence, l’équipe d'Echelle Inconnue, en collaboration avec le service Dieppe Ville d'Art et d'Histoire, est allée à la rencontre des polletais pour écouter et filmer les récits d’un quartier vu par sa mobilité. Pour réaliser cette visite, a été créé le « Nigloblaster 2.0 ». Il s'agit aujourd'hui d'une œuvre numérique créée avec la technologie GPS et conçue pour le quartier du Pollet. Elle permet de le visiter à travers la parole de ses habitants et de l’image qu’ils s’en font.

CONFÉRENCE DE PRESSE ET INAUGURATION DU PROJET :

Jeudi 11 février 2016 : conférence de presse à 14h dans les locaux de Dieppe Ville d’Art et d’Histoire (PLACE LOUIS VITET, 76200 DIEPPE).

Samedi 13 février 2016 :

15h à Dieppe Ville d’Art et d’Histoire : conférence de Stany Cambot « Revanche patrimoniale : création de monuments populaires diffus ».

« Quand les spécialistes du patrimoine élisent ce qui est digne d'être notre histoire. Quand ils désignent les pères dont nous devrions hériter histoire et valeurs, le dispositif numérique peut devenir pour nous l'outil de la vengeance patrimoniale ajoutant à la liste officielle des pères touristico-patrimoniaux d'autres pères dont nous pourrions nous réclamer. Les invisibles ou les vaincus de l'histoire officielle. Nous rêvons d'une ville, espace mnémonique, connaissance disponible sous un ciel ouvert, des pores et anfractuosités de laquelle les paroles clandestines pourraient exsuder. Depuis 1998 et avec les invisibles nous dessinons des réels ignorés.»

16h30 : Inauguration festive du Nigloblaster, du patrimoine « mobilier » d’un quartier et de ses habitants.

Lancement des réservations pour effectuer la visite seul ou à plusieurs.

NIGLOBLASTER 2.0, un projet soutenu par La Ville de Dieppe, Dieppe Ville d'Art et d'Histoire, La DRAC Haute-Normandie, Le dispositif pour la création artistique multimédia (DICREAM) du CNC, Le Pôle-Image Haute-Normandie, La Fondation Abbé Pierre et Le Département Seine-Maritime.

♦ "Écoute le galop de ta maison qui approche", dispositif sonore migrant dans les bibliothèques de l'intercommunalité du pays brionnais

Echelle Inconnue vous invite à faire un sieste nomade et sonore dans les bibliothèques du pays brionnais

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♦ Île Lacroix : le garage

En fin d'après-midi, nous passons rendre visite à Boris et Florent sur l'Île-la-Croix. Le lieu a un peu changé, certains camions ce sont déplacés, d'autres sont partis, d'autres ce sont installés... Ce jour-là, Boris donne un coup de main à Florent sur la mécanique de son camion. « Je ne veux pas qu'il y ait de problèmes pendant que je serai au Mali ! ».

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♦ Île Lacroix : le café

Île-la-Croix. Lieu de refuge actuel des travellers qui habitaient il y a de ça encore quelques mois la ferme des Bouillons. Lieu de vie qui s'installe, face à la rive droite rouennaise. Deux camions et une caravane sont garés le long des berges de la Seine, tandis qu'un peu plus en retrait, cinq camions sont regroupés sur une aire de parking, dessinant une petite place. On y fait la vaisselle, on y discute, on y boit le café et des bières.

Les camions ont fière allure. Des tailles, des styles, des couleurs, des parcours différents. L'un est vert avec un pick-up, un autre blanc et très haut sous plafond, un autre possède une petite terrasse en bois à l'arrière avec une balustrade... De l'électro sort d'un camion. Dans le fond, on y aperçoit Boris qui bricole. Nous nous présentons et il nous offre un café.

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♦ Echelle dans le territoire Brionnais #02 - Rues entre voies départementales et ferrées

Nous sommes en repérage et ce matin, nous décidons de prendre toutes les petites rues qui partent sur la gauche de la route principale, en direction de la voie ferrée, ou plus précisément qui sillonnent entre la départementale et la voie ferrée.

À première vue, la première rue que nous prenons est un chemin privatif, mais les nombreuses boites aux lettres nous indiquent que la voie dessert plusieurs parcelles. Les premières accueillent des maisons en bois imposantes. En revanche, plus loin, sur la gauche, on y trouve une caravane bien installée sous son toit, un mobilhome dont les pots de fleur et le barbecue sont en béton, à droite, une caravane de forain. L'impasse se termine par un terrain dont les arbres dissimulent presque une cabane comme extension d'une caravane.





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Makhnovtchina / cycle urbanismes combattants
atelier cartographique de campagne


stany cambot / échelle inconnue
www.echelleinconnue.net mel@echelleinconnue.net


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