makhnovtchina

Makhnovtchina est un projet adisciplinaire et forain qui vise à expérimenter, co-naître et cartographier (sur tous types de supports) la ville mobile avec ceux qui la vivent ainsi qu'à outiller des situations critiques - ou les espaces produits par la Métropole – en Haute-Normandie et à l'Est de l'Europe (Russie / Moldavie).




♦ "Россия - это вам не Москва!", - говорят нам. Итак, мы покидаем Шанхай и отправляемся в Гренаду.

Покинув Шанхай, главный «рассадник гаражей» Москвы, мы отправились в Приуралье, где на берегу реки Камы расположился один из крупнейших городов Татарстана – Набережные Челны. Затем мы съездили в столицу Татарстана Казань, потом в Ульяновск и, наконец, в Димитровград.

Мы исследуем местность по картам уже несуществующего государства, в котором когда-то возводились фабрики и заводы, вокруг которых, в свою очередь, строились города или новые жилые кварталы уже существующих населённых пунктов. За четыре года Великой Отечественной войны множество небольших дореволюционных городов превратились в центры нефтеперерабатывающей, атомной, автомобильной промышленности, эвакуированной сюда из Москвы, Ленинграда, Воронежа… И, конечно, каждое предприятие строило гаражи для своих рабочих.

Те жилые кварталы существуют до сих пор. Как, формально, и промышленность, которая, впрочем, больше не работает на полную мощность. Гаражи же выходят из тени, хобби превращается в работу, помогающую выжить. А некоторые гаражи превращаются в самостоятельные центры крупного производства. Изобретательность и находчивость позволяют выжить в условиях нищеты, унаследованной экономическим коллапсом 90-х годов. Формально, конечно, и промышленность продолжает существовать. Вот только автомобильные запчасти теперь производятся не на конвейерной ленте, а в чреве городской сущности, которая питает фантазмы.

Прошли десятилетия с тех пор, как эти гаражи были возведены. А сегодня приходит момент их преображения.

Мы прикоснемся к чешуе дракона, который выходит на свет здесь, в Набережных Челнах, в гаражах Гренады.

♦ « La Russie n’est pas Moscou ! » nous dit-il. Alors, nous quittons Shanghaï pour Grenade.

Du principal « massif de garages » de Moscou, Shanghaï, nous roulons pour NabrejnieTchelny entre la vallée moyenne de la Volga et l'avant-pays ouralien au Tatarstan. De là, nous gagnerons Kazan la capitale, puis Oulianovsk et enfin Dimitrovgrad.

Nous roulons sur les lignes de la carte périmée d’un pays qui n’existe plus. Et qui, en son temps, s’étendait vers l’est en plantant des unités de production autour desquelles il bâtissait des villes et des immeubles (parfois à côté des villes d’une carte plus ancienne encore) autour desquels poussaient à leur tour des massifs de garages. Villes du pétrole, de l’atome, de l’industrie automobile réfugiée ici pendant la grande guerre patriotique pour échapper à l’invasion allemande.

Les immeubles sont encore là. Officiellement l’industrie aussi. mais à bas régime ou tout au moins sous un autre régime. Alors les massifs de garages quittent le quai, prennent leur autonomie et passent peu à peu de lieux de bricolage à l’économie de survie pour devenir lieux de productions indépendants. À la pauvreté héritée de l’apocalypse économique des années 90 répond l’invention. Officiellement l’industrie subsiste oui. Mais les pièces détachées sont produites ici dans le ventre de la bête urbaine mutante qui alimente tous les fantasmes.

Voilà longtemps que ces garages ont poussé; aujourd’hui c’est l’heure de leur mue.

Nous venons toucher les écailles du dragon dont la peau affleure ici à Nabrejnye Tchelny dans la cité de Grenade.

♦ FOURGON DE CURIOSITÉS - ФУРГОН С ДИКОВИНАМИ



« Parfois, des gens s’arrêtent, parce qu’ils pensent qu’on manque de quelque chose en voyant de loin notre camion. Alors je les invite à boire un café et leur montre que non ! Regarde on a de l’eau, du chauffage et de la lumière ! ».

«Иногда люди останавливаются, потому что видят издалека наш грузовик и думают, что нам чего-то не хватает. Тогда я предлагаю им выпить кофе и показываю, что это не так! Посмотри: у нас есть вода, отопление и свет!»

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♦ Nous avons marché sur Shangai


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Nous avons marché sur Shangai from Echelle Inconnue on Vimeo.

Shanghaï, le nom d'une des plus grandes cités de garages habitées de Moscou. Épisode 1, Ilya

♦ Москва. А мы шагаем по Шанхаю. Эпизод 1 «Давно я вас поджидал».

Мобильный город окружен таинственностью. Его пространство живет во власти тайн и криминальных действий. И параллельному городу Москвы, его гаражам, контейнерам, торговым павильонам и рынкам, не удалось этого избежать.

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♦ Moscou. Nous marchons sur Shanghaï ! Épisode 1 « Ça fait longtemps que je vous attendais ! »

L’obscurité colle à la peau de la ville foraine. Méconnue, elle est l’espace fantasmé du crime comme du mystère. La ville foraine russe et ses espaces de garages, de wagons ou containers comme de kiosques et de marchés n’échappent pas à la règle.

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♦ Проект Махновщина

Проект Махновщина – первый из исследовательских (практических и теоретических) проектов группы Echelle Inconnue – был начат с анализа мобильной городской и внегородской архитектуры двух регионов: Нормандии и Большой Москвы. Данная работа представляет собой интерактивное пространство анализа видеоматериалов, текстовых и картографических материалов, а так же отображает процесс их обработки. Исследование ведется архитекторами, географами, дизайнерами, социологами и экономистами и представляет собой прообраз, основу для архитектурных, в том числе, мобильных, проектов (2014-2016). Но, прежде всего, речь идет о создании фильмов совместно с жителями этого иного, мобильного, города. Эта работа обращается к традициям передвижного французского кинематографа и советского агитпропа.

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♦ Moscou vu depuis les tentes du parc Droujba

Alors que les campements politiques se multiplient depuis les années 90 et le contre sommet de Seattle jusqu’aujourd’hui à Notre Dame des Landes (+ru), c’est autour des luttes écologiques et de la défense des parcs que s’organisent à Moscou ces assemblées de tentes.

Car les pelleteuses ne sont pas que les grandes faucheuses des kiosques, marchés et garages mais aussi celles des arbres et des parcs, réserves foncières que les « nouveaux » grands acteurs de la métropole s’accaparent. C’est le cas au parc Droujba au nord de la ville où, avant même autorisation, la société de gestion du stade Loujniki entamait le déracinement des arbres en vue d’y construire un nouveau complexe.

C’est le choc pour les voisins de ce parc construit dans les années 50 au milieu de nulle part et autour duquel la ville s’est développée.

Mais ce n’est pas tout, ce quartier comme un concentré de la politique de la ville actuelle a vu, il y a quelques temps, l’érection d’un projet phare : un hub, plateforme multimodale permettant de sauter à l’abri d’un métro à un bus ou un car. Plusieurs étages de parking… Mais le centre s’avère étrangement trop exiguë pour accueillir les véhicules et devient tout naturellement un nouveau centre commercial face à l’historique centre soviétique et à 50 mètres à peine d’un autre érigé dans les années 90.

Face aux pelleteuses ravageant le parc, quelques habitants décident d’installer un campement, quelques tentes, trois ou quatre tout au plus. Elles tiendront deux semaines avant de subir les assauts des mystérieux « hommes en noirs » puis l’éviction par la police.

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♦ Moscou, un kiosque et deux corbeaux pour seul politique et urbain baromètre.

Dès que j'arrive ici, j'entends le crack de ma mécanique qui casse. Emmuré dans ma langue, je ne suis plus qu'œil, pointu, roulant fou dans l'orbite du désir de connaître. Alors, tendu comme une fibre lentement arrachée au poulpe séché lymphatique, le nerd optique se déroule puis enroule les réalités proches pour y chercher le sens du tout.

Le dégel en flaques, souvenir des monticules de neige d'hier et de l'année d'avant quand ils entouraient encore le kiosque de mon voisin Prodoukti. Celui-ci, après avoir déménagé trois fois déjà; du trottoir au trottoir, puis du trottoir à l'indéterminé espace entre public et privé de la cour de l'immeuble, « pour échapper aux ennuis »; a lui aussi fondu. Disparue, la structure préfabriquée légère de sa Palatka, reliée aux pylônes par une tresse de cordons électriques... Disparue. C'est désormais derrière la porte vitrée de la sortie de secours de l'immeuble que l'on distingue, entre les boules multicolores de ses fruits empilés comme des bonbons en bocal, son grand sourire.

Aussi certain que la neige fond en eau pour de nouveau se figer en glace sur laquelle tout Moscou se casse la gueule, le nomadisme à pas comptés de mon voisin Prodoukti en dit long sur la ressaisie de l'espace (public?) opérée par les autorités. Pour qu'au printemps, éclosent de nouveau les planches de l'architecture légère et branchée dans les parcs et les allées, il faut semble-t-il que s'accomplisse au cœur noir de l'hiver le sacrifice des tôles spontanées du commerce informel. C'est à ce prix que le soleil de la ville cool réapparaîtra pour faire fondre encore davantage l'hiver mythique et multipolaire des années 90.

De la fenêtre, dix étages plus bas, l'emplacement du kiosque est vide. En face, les travaux de réhabilitation d'un immeuble désaffecté, en résidence jaune, ont chassé du toit, vers un ailleurs indéterminé, le couple de corbeaux qui y nichait.

♦ Personnel chamanique au sol. L'autre bout de la ligne aérienne.

« OXPAHA » sécurité est sérigraphié en jaune signalétique sur son blouson. Rien qui ne laisse présager de le voir, comme ses compagnons, chercher à se contorsionner sur les banquettes anti SDF de l'aéroport de Domodedovo pour y passer la nuit. À côté, la tête renversée, elle râle, repousse son voisin qui essaie de lui parler. À un mètre à peine, la soixantaine peut-être, un autre s'apprête bourgeoisement à se mettre au lit. Il a enlevé ses chaussettes et jette, d'un coup de pied léger, les chaussures qu'il porte en savates. Il s’assoit sur les couvertures et duvets qu'il a empilé. Ajuste son bonnet pour la nuit puis s'allonge et tire le duvet sur ses yeux. OXPAHA se redresse et sort d'une poche de la veste en skaï, qui lui servait jusque là d'oreiller, un étui à lunettes qu'il chausse pour considérer l'air préoccupé l'écran de son téléphone. Voilà le personnel au sol moscovite, en ce bout de ligne aérienne étrangement semblable à l'autre.

♦ Moscou, Hôtel Sébastopol.

"Sébastopol" sonne comme un nom de boulevard parisien ou comme celui d'une histoire qui bégaie : Ukraine / guerre civile et, en 1921 déjà, l'affrontement de la France et l'Angleterre contre la Russie impériale.

C'était avant la révolution de 18 dans cette ville de Crimée qui vit la défaite de l'armée blanche de Wrangel (soutenue par celles du Japon, du Royaume Uni, du canada de la France et des Etats-Unis…) face à l'Armée Rouge, soutenue par les troupes Makhnovistes.

C'était déjà, et avant aujourd'hui...

Mais pour le Moscovite averti, Sébastopol résonne aussi comme un marché, un bazar vertical qui prit ces quartiers dès 1995 dans l’hôtel du même nom. Là, des commerçants turques, à ce que l'on me dit, investirent et transformèrent chaque chambre de cet hôtel de 14 étages, en échoppes. On y trouvait boulangeries, parfumeries, marchands d'épices ou de gadgets mais aussi boucheries dont les labos prenaient place dans les salles de bain.

Autre forme urbaine de l'économie de transition des années 90, ce bazar a, depuis, pris des airs de centre commercial (enseignes, signalisations, publicité dans les escaliers mais surtout réfection des 2 ascenseurs de l’hôtel qui permettent d'échapper à l'ascension des 14 étages par les escaliers). Les boucheries ont disparu, mais la forme du bazar demeure. À chaque étage, les portes des chambres s'ouvrent sur une quinzaines d'échoppes. On y trouve parfums, pierres, papeteries, accessoires électroniques, maroquinerie, ustensiles de cuisine, coutellerie et armurerie, bijouteries, souvenirs orthodoxes… Certains écriteaux sont traduits en indien ou en Farsi. Certains chambranles de portes annoncent, par autocollant, qu'à l'intérieur on accepte la carte bleue. Les prix sont rarement indiqués et s'élaborent à la demande. Entre les étages, les commis s'affairent ployant sous les colis. Dockers de couloir et d'ascenseur, ils scandent des « davaï » et des « izvinitié » pour qu'on leur laisse le passage. L'ascenseur leur sert aussi d'interphone. La bouche collée à la jointure de la porte, ils hurlent à l'adresse des collègues du dessus.

Impossible de dire pour l'instant, d'où viennent ces produits, s'il s'agit de copies et contrefaçons de marques de luxe (pour la parfumerie et la maroquinerie). On peut, en tout cas, si on le souhaite, emporter ses achats dans un sac plastique à l'enseigne de quelques enseignes prestigieuse de la capitale.

L’hôtel Sébastopol ne désemplit pas et les russes y croisent les marchands de l'Asie qui poussent ici sa corne et redéveloppe les formes commerciales qu'économie planifiée comme économie libérale ont, ailleurs ou dans d'autres temps, éradiqués.

♦ Mon voisin Prodoukti a déménagé.

Palatka. Les progrès de la langue russe dans les intestins de mon cerveau sont lents, trop lents, néanmoins me voilà depuis peu heureux possesseur d'un nouveau mot de vocabulaire : « Palatka » autre terme pour désigner le kiosque.

C'est un sale hiver dixit les Moscovites. Pas assez froid. Ça neige et ça s'arrête. Ça gèle et ça dégèle. Les bactéries qui ne sont pas tuées par le froid vous attaquent. À quelques heures d'intervalle et sur le même trottoir on glisse sur des plaques de glace puis sur des flaques de neige boueuse. Il m'a fallu trois jours avant de pouvoir sortir en relative sécurité, le temps qu'un cordonnier pose sous mes bottes des semelles antidérapantes. Ce n'est qu'alors que j'ai vu que mon voisin «  Prodoukti » avait déménagé.

Prodoukti c'est le nom frappé à l'enseigne des kiosques-épiceries. On y trouve fruits et légumes, alcools, conserves et poissons séchés, parfois même des piles. Ils jalonnent l'espace aussi sûrement que des clous d'arpenteurs. Commerce de voisinage, il rend aussi de menus services, on peut y passer commande pour peu que l'on soit du bloc, de la rue, du quartier ou de la cour.

Notre immeuble ne fait pas exception. En bas, sur le trottoir, un kiosque. Mais voilà que chaussé, me retrouvant sur le trottoir pour la première fois, je ne trouve plus le prodoukti. Disparu. Remplacé par quelques berlines garées à l'arrache. Ce n'est qu'en revenant que je l'ai retrouvé pour ainsi dire au pied de ma porte, niché à l'abri derrière les barrières toujours ouvertes de notre cour.

Il a fuit, me dit-on, les tracasseries administratives dont il faisait l'objet sur la voie publique et s'est réfugié ici, dans cet espace que l'on qualifierait de privé, bien que la recadastralisation de Moscou au moment des privatisations de l'aire Eltsine soit souvent floue.

♦ Moscou. La guerre au kiosque.

Ça a beau être stupide, il en sortira bien quelque chose. Alors tu continues et photographies tout ce que la ville compte de léger et mobile, enfermé que tu es dans ta langue d'étranger.

Un kiosque de livre, pour ainsi dire une armoire métallique vissée sur le trottoir, tu vises. Tu mets au point. Déclenches une fois, deux fois... S'en est déjà trop pour elle qui s'approche visiblement stressée. « Mais je suis en règle ! Dit-elle en montrant le badge épinglé sur sa poitrine. Ils m'ont déjà contrôlé. »

Contrôles ! Tel est l'autre nom de la campagne d'intranquillisation des « kiosquistes » lancée par la mairie. Normalisation du commerce de rue qui fut dans les années 90 l'outil autant que le fruit de la mutation économique.

C'est en 2010 que la mairie de Moscou entame cette chasse aux kiosques, incarnations de la troisième voie économique qui servie la transition mais qu'elle ne veut plus voir battre aujourd'hui le pavé.

Après la campagne de destruction massive d'il y a quelques années, chaque jour, un nouveau pas vers la « formalisation » est franchi. Au prétexte de la rénovation des passages souterrains, les kiosques « home made » qui y logeaient sont remplacés par une enfilade de vitrines derrières lesquelles les lots de deux mètres carrés sont en attente d'attribution. Les paires ou triplettes de toilettes chimiques publics gardées et entretenues par des femmes asiatiques font places aux automates Decaux. La dernière nouveauté municipale : un projet d'installation de nouveaux kiosques entièrement automatisés semblent vouloir marquer définitivement le passage du commerce à l'équipement public. Outre le lissage esthétique invoqué, c'est évidemment la disparition d'un certain type d'économie et de petits commerces (évoquant l'époque de transition et d'économie informelle) au profit de monopoles qui est visé.

Les solutions des Babouchka-britchka et de Oleg semblent, par leur plus grande légèreté encore, les seuls solutions possibles pour exercer.

♦ Moscou. Les Babouchkas britchkas, les marchés formel et informel russes et la théorie de V Radaev en image.


/ Station Touchkinskaya / sortir en tête du train / continuer tout droit par le souterrain le plus loin possible.... Quelques marches et la vue bascule du ciel au sol, arrêtée par les traditionnels kiosques posés là il y a cinq, dix ou vingt ans.

A l'ombre de l'un d'eux, un agent de police jette des cartons dans un benne sous l’œil de ses collègues restés dans la voiture. Exercice de civisme peu habituel pour un agent des forces de l'ordre penserait-on avant de comprendre qu'il s'agit bien là d'une opération de police. Ce qu'il jette là constituait encore, il y a quelques minutes, l'unique étal de la vieille dame qui serre contre elle le sac contenant les marchandises qu'on lui interdit de vendre.

Le long du chemin, une dizaine de Babouchkas font mine de prendre le frais à l'ombre du mur. Elle attendrons le départ de la police pour étaler à nouveau les cartons de babioles, tissus, vêtements et marchandises sur lesquels elles sont pour l'instant assises. En attendant, à voix basse, ce troisième âge de la délinquance conciliabule.

A quelques mètres seulement, sous des tentes neuves et légères estampillées des armoiries du district, s'étend le marché officiel, formel que la police protège des vieilles.

Babouchkas / Brichkas from Echelle Inconnue on Vimeo.

Application de la théorie de l'économiste Radaev à la ville foraine moscovite. Avec les textes de Isaac Babel, Myriam Désert et Svetlana Alexievitch film d'animation.

♦ Moscou gare de Bieloruskaya. Tourner, attendre et découvrir la réalité d'une brigade d'ouvriers migrants.

Marché des heures, en plein cagnard, à courir après elle.

Mais elle ne se laisse pas approcher. Elle se dérobe, se camoufle, se déguise ou simplement déserte les endroits où on pensait la trouver, les berges le long desquelles la pêcher. Elle se planque. Ses habitants filent en amis fugitifs. Peut-être s'agit-il d'une des conditions du pacte signé avec la ville Normale...

Trois heures autour des voies partant de la gare de Bieloruskaya vers le sud-est !

Nib ! Les garages quoiques légers et sans doute « informels », ne sont véritablement que des garages.

T'as beau chercher les offres d'emploi au black accrochées aux poteaux, te surprendre à repérer des phénotypes (puisqu'ici la ville informelle est asiatique) rien.

A mesure de la marche tout ça commence à sentir le mauvais carnet de voyage. T'es un Américain des années cinquante, la caméra rebondissant sur le nombril, la sueur qui emporte et dégueule la gomina dans tes yeux. Et l'appareil qui collectionne à vomir, en cahier de tendances, des containers, des bungalows, des baraques de tôles, des chantiers... T'as les pieds qui saignent.

Mauvaise méthode.

Marcher ne suffit plus pour rencontrer et interagir avec la ville mobile et informelle.

Après l'euphorie, deuxième échec. Le premier, ouvrier, s'appelait Ferouze.

Ferouze ou l'attente from Echelle Inconnue on Vimeo.

Makhnovtchina / cycle urbanismes combattants
atelier cartographique de campagne


stany cambot / échelle inconnue
www.echelleinconnue.net mel@echelleinconnue.net


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