Première aire urbaine du pays et quatrième aire urbaine en Europe après Moscou Londres et Paris Milan est considérée comme le cœur économique de l'Italie et un des centres névralgique de la mode. Le classement MasterCard des villes mondiales place la ville à la vingtième place des villes mondiales soit ville mondiale Alpha. On parle ici comme ailleurs du Grand Milan. La ville joue la rivalité avec ses consoeurs comme Moscou Paris ou Londres en mettant en place depuis plusieurs années une important programme urbain de requalification mais aussi de construction d'immeubles de grande hauteur. Tout, architecture comme communication urbanisme veut témoigner, signer et signifier la vitalité économique de la ville.

Voilà ce qu'il en est de l'image officielle largement communiquée et parfois même intégrée. Mais un autre Milan existe qui s'est développer en même temps que l'arrivée de la main d'oeuvre nécessaire à son industrialisation, un Milan marginal qui, depuis le milieu du vingtième siècle, prend parfois des aspect a-normaux.

Ville monde, Milan, si on en croit le non moins planétaire Wikipédia, contribue à la mondialisation et celle-ci contribue à la façonner (tertiarisation, verticalisation, gentrification, éviction et ségrégations) ;...

L'exclusion et la marginalisation ne sont pas seulement liés aux dynamiques de développement de la ville contemporaine. La difficulté de contrôle et de planification d'un habiter mobile et léger ont toujours nourrit l'hostilité envers ce type particulier de développement dans nos villes.

Dès les années cinquante et soixante, décennies des premières immigrations à Milan, on trouve trace de l'auto-formation d'un habitat mobile et léger. Seuls les aspects négatifs de ces installations sont mis en évidence, sans reconnaissance pas du potentiel d'intégration à la vie de la ville qu'elles peuvent porter. Ces banlieues nouvelles, composées de fermes délabrées ou de maisons construites illégalement en l'espace d'une nuit, que l'on connaîtra sous l'appellation péjorative de « Corées » en référence à la guerre que les américains menaient à l'époque dans ce pays, ont été perçues négativement du point de vue idéologique et illégales du point de vue de la législation. Illégalité s'appuyant sur une loi promulguée par le régime fasciste établissant une relation de réciprocité entre l'habiter et l'économie. Ainsi, selon elle, pour trouver un travail, il faut être résident dans la zone d'emploi, et, pour obtenir un statut de résident, il faut déjà avoir un emploi...

Une continuité historique donc plus qu'un phénomène nouveau tant la situation actuelle de Milan semble similaire ; même dynamique d'expulsion, en particulier de personnes dont le statut de citoyens n'est pas reconnu en raison de la nature spécifique de leur habitat.

En réaction immédiate à l'absence de planification, ce type d'habitat se recréé dans des espaces officiellement définis comme vides urbains ou zones sous-développées: zones industrielles, zones de chemin de fer, zones militaires (comme ce fut le cas à Paris quand la « zone » s'installa sur le périmètre militaire non aedifcandi entourant les fortifications de la capitale Française), etc ..

Suite à la promulgation de lois telles que le "paquet sécurité", des modifications législatives qualifient désormais d'infraction pénale l'immigration illégale. Ainsi, le statut criminel implicite de l'immigré s'ajoute aux appétits immobiliers et aux politiques de densification pour favoriser et normaliser la persécution de certains mode de vie et de subsistance.

Le PGT de Milan adopte la stratégie de densification pour répondre exactement à la politique de vides urbains et activer différentes voies de régénération et de transformation coordonnée sur toutes la ville : mise en œuvre et amélioration de la voierie en ruine, réaménagement de zones « sous-développées » (zones de chemin de fer, zones militaires, zones industrielles, etc.), changements progressifs dans les processus liés au logement de remplacement, ainsi que petites expansions liées aux objectifs de la réorganisation (le bord de la ville).


( ITALIANO )

Prima area urbana del paese e quarta in Europa dopo Mosca Londra e Parigi, Milano è considerata come il cuore economico d' Italia e uno dei centri nevralgici della moda. Secondo la classifica MasterCard, che valuta il livello di influenza delle più importanti città del mondo sull'economia globale, Milano si situa al ventesimo posto. Si parla qui, come da altre parti, di Grande Milano. La città rivaleggia con Mosca Parigi o Londra mettendo in opera da alcuni anni un importante programma di riqualificazione urbana e la costruzione di immobili di grande altezza. Tutto, dall' architettura al marketing urbano, vuole testimoniare e dichiarare la vitalità economica della città.

Ecco qual'è l'immagine ufficiale della città, ampiamente comunicata e a volte integrata. Esiste però un'altra Milano che si è sviluppata nel momento stesso in cui è arrivata la mano d'opera necessaria alla sua industrializzazione, una Milano marginalizzata che, a partire dalla metà del XX secolo, prende a volte aspetti anormali.

Città mondo, Milano, se crediamo al non meno planetario Wikipedia, contribuisce alla globalizzazione e allo stesso tempo ne subisce gli effetti ( terziarizzazione, verticalizzazione, gentrification, sfratti e segregazione ).

L' esclusione e l' emarginazione sono legate alle dinamiche di sviluppo della città contemporanea, manifestandosi con maggior forza nei confronti di chi si trova in particolari condizioni abitative : mobile e leggere.

La difficoltà di controllo e di progettazione di un abitare mobile e leggero hanno sempre generato un' ostilità nei confronti di questo particolare tipo di insediamento nelle nostre città.

A partire dagli anni cinquanta e sessanta, decenni delle prime immigrazioni a Milano, troviamo tracce di autoformazione di un habitat mobile e leggero. Solo gli aspetti negativi di questi insediamenti sono messi in evidenza, senza riconoscerne le potenzialità di integrazione alla vita della città.

Le nuove periferie urbane, costituite da cascine fatiscenti o da case costruite abusivamente nel giro di una notte, che conosciamo sotto il nome dispregiativo di " Coree " ( riferendosi alla guerra che all'epoca era presente in quel paese ) erano percepite negativamente in termini ideologici e illegali dal punto di vista legislativo.

Gli abitanti si trovavano quindi in una situazione di clandestinità basata su una legge varata in epoca fascista. Quest'ultima infatti stabiliva una relazione di reciprocità tra l'abitare e l'economia: per trovare lavoro bisogna essere residenti in quel luogo, per ottenere la residenza si deve avere già un lavoro.

Continuità storica quindi, più che un fenomeno nuovo, tanto la situazione attuale a Milano sembra simile; stesse dinamiche di espulsione, in particolar modo delle persone alle quali non viene riconosciuta la cittadinanza a causa della specificità del loro habitat.

Come risposta immediata alle mancanze della pianificazione, questo tipo di habitat si è ricreato in quegli spazi che ufficialmente vengono definiti come vuoti urbani o aree sottoutilizzate : aree industriali dismesse, aree ferroviarie, zone militari, ( come fu il caso a Parigi quando la " zona " si installa sul perimetro militare non aedificandi intorno alle fortificazioni della capitale Francese) , etc.

In seguito all'emanazione di leggi come il " patto per la sicurezza " , cambiamenti legislativi qualificano ormai come infrazione penale l'immigrazione clandestina. Così l' appellativo di criminale implicito legato all' immigrato si aggiunge agli appetiti immobiliari e alle politiche di densificazione per favorire e normalizzare la persecuzione di certi modi di vita e di sussistenza.